Être artiste contemporain marocain aujourd'hui : entre Casablanca et la scène internationale
Qu'est-ce que signifie être artiste contemporain marocain en 2026 ? Entre atelier à Casablanca et foires internationales, le portrait d'un parcours en mouvement.
On me demande souvent ce que signifie, concrètement, être un artiste contemporain marocain aujourd'hui. La réponse n'est pas unique — elle se construit chaque jour, entre l'atelier et les foires, entre l'héritage d'une école et l'exigence d'un langage propre. Pour moi, Younes Khourassani, cette identité s'est forgée à Casablanca, au contact de l'École qui porte le nom de la ville, avant de se déployer sur les scènes de Paris, Abu Dhabi, Londres et Le Cap.
Être artiste contemporain marocain, ce n'est pas se cantonner à un territoire ni à une esthétique attendue. C'est au contraire assumer une double exigence : rester fidèle à une matière, une lumière, une mémoire ancrées ici, tout en construisant un vocabulaire visuel qui dialogue sans complexe avec l'art contemporain international. La peinture cellulosique que je pratique n'est pas un folklore local — c'est une recherche plastique qui trouve sa place aussi bien dans une galerie casablancaise que sur un stand à 1-54 Paris.
Cette double appartenance a des implications très concrètes sur le plan du parcours. Une année type alterne les temps longs de l'atelier — essentiels à une pratique aussi lente que la peinture cellulosique — avec des périodes de déplacement pour les foires et expositions. Ce rythme, exigeant, façonne aussi la manière de concevoir chaque œuvre : je dois qu'elle puisse porter, seule, l'ensemble de mon univers face à un public qui parfois découvre mon travail pour la première fois. Je détaille ce cheminement plus personnel dans ce portrait d'artiste plasticien marocain.
La scène internationale de l'art contemporain africain, dont j'aborde plus largement la dynamique dans cet article sur l'essor de l'art africain contemporain, offre aujourd'hui aux artistes marocains une visibilité inédite. Mais cette ouverture ne dispense pas d'un travail de fond : c'est la rigueur de l'atelier, jour après jour, qui rend possible la présence sur ces scènes exigeantes.
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